Written by Deoamen on juillet 2, 2018 in Humeurs et actualités

« L’agriculture ne doit pas servir à gérer la pauvreté. Elle doit servir à créer de la richesse », Dr. Akinwumi A. Adesina

Le défi agricole est tridimensionnel: la sécurité alimentaire, l’autosuffisance alimentaire et l’agribusiness.

Réussir la révolution agricole sera une étape clé pour réduire la pauvreté, créer massivement des emplois décents en améliorant les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire. En Afrique de l’Ouest et ailleurs en Afrique, nos vaillants agriculteurs que je rencontre, font preuve de capacités de résilience et d’innovation inégalées, et sont tout à fait aptes à relever ce défi. A condition que leur soit offert la chance d’une telle épopée.

Pour y parvenir, il est impératif que les États fassent preuve d’une plus grande ambition en faveur de l’agriculture, notamment en veillant à démocratiser l’accès des agriculteurs et agro-industriels à des ressources financières appropriées en vue de leur véritable professionnalisation .

En s’inspirant d’une success-story au Nigéria, à l’œuvre de la coopération Sud sud sous-régionale et grâce à la noble vision de SEM Faure GNASSINGBE, le Togo appuyé par la Banque Africaine de Développement (BAD), avec l’impulsion remarquable de son président Mr Akinwumi Adesina, a officiellement lancé le MIFA, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques.

Je vous invite à découvrir ce mécanisme innovant et holistique d’appui au secteur agricole qui engendrera une augmentation substantielle des prêts aux producteurs et entrepreneurs des chaines de valeurs agricoles.

Le MIFA est un fonds dont le dispositif intègre à la fois les systèmes indispensables à la transformation structurelle de l’agriculture, notamment les problématiques d’accès aux marchés à appréhender en amont de la production, les garanties de crédit, l’assurance indicielle, la digitalisation de l’agriculture tout en agissant en faveur de la réduction des coûts d’emprunt par des mesures incitatives et de renforcement de capacités techniques.

Persuadée que la finance est un catalyseur pour une croissance économique inclusive et plus soutenue par le truchement du secteur agricole, je me réjouis de l’avènement du MIFA au Togo, qui suscite déjà la confiance des Banques, assureurs, agences de garantie et autres institutions partenaires.

Au demeurant, pour élaborer un modèle de croissance plus dynamique et plus inclusif, l’Afrique n’a pas d’autre choix que de faire de l’agriculture une priorité absolue. Depuis 2003 pourtant, les pays membres de l’Union Africaine s’étaient engagés, dans la déclaration de Maputo, à consacrer au moins 10% des budgets nationaux à l’agriculture. Des initiatives comme le MIFA sont donc des occasions d’avant-garde pour y parvenir.

C’est pourquoi Je rends un hommage mérité au Dr Akinwumi Adesina qui a réaffirmé l’engagement de la BAD à soutenir le MIFA et à veiller à son succès.

Transformer à grande échelle l’agriculture revient à libérer le potentiel agricole du continent en liant intimement la chaîne de valeur agricole à la chaîne de valeur financière pour dérisquer la sphère agricole et agro-industrielle.

@Mifatogo
RM

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